Marie Arcanthe tue sa tante pour l'argent: "Mo demann mo fami ek zenfan mo matante pardon"

Le procès intenté à Marie Natacha Véronique Arcanthe pour meurtre a pris fin le vendredi 31 janvier, en cour d’assises. Cette jeune femme de 34 ans est accusée d’avoir tué sa tante Marie Ginette Samuel, âgée de 70 ans. Drame survenu le 8 novembre 2017, à Cité Richelieu, Petite-Rivière. Le juge Benjamin Marie Joseph a mis la sentence en délibéré.

Marie Natacha Véronique Arcanthe a plaidé coupable et était représentée par Me Ali Hajee Abdoula. La poursuite était assurée par Me Azam Neerooa, assistant du Directeur des poursuites publiques, assisté par Me Yusra Nathire Beebeejaun, State Counsel.

Le vendredi 31 janvier 2020, les dépositions de Marie Natacha Véronique Arcanthe ont été lues et produites en cour. Dans un premier temps, elle avait nié toute participation dans cette affaire. C’est après avoir été confronté à des preuves scientifiques qu’elle a fait des aveux. En effet, son ADN avait été relevé sur les lieux du crime.

La jeune femme a déclaré que c’est la peur d’être dénoncée par sa tante qui l’a poussée à cet acte. Dans ses aveux, Marie Natacha Véronique Arcanthe a affirmé qu’elle rencontrait des difficultés financières. Elle a fait main basse sur une somme de Rs 10 000 après avoir commis le meurtre.

La victime, âgée de 70 ans, a été tuée à coups de couteau. Elle avait été retrouvée gisant dans une mare de sang.Lors des plaidoiries, Me Azam Neerooa a soutenu qu’une peine de prison variant entre 25 à 38 ans serait appropriée dans cette affaire, en raison des circonstances aggravantes. Mais aussi du fait que c’est une vieille personne vulnérable qui a été tuée. Me Ali Hajee Abdoula a, quant à lui, plaidé pour une peine de prison variant entre 23 à 27 ans pour sa cliente.

Source: Defimedia.info