Noyade au Souffleur: virée tragique pour Jean Nicolas Boudeuse et Mike Benoit Mathieu

L'espoir de retrouver les deux amis vivants s'amincit comme jamais. Cela nous fait tous croire que les eaux du Souffleur ont fait deux nouvelles victimes.

Ils résidaient à La Chapelle Lane, à L'Escalier. Et ils avaient la même passion: "Pik pwason". Jean Nicolas Boudeuse, 29 ans, membre de la Garde côtière nationale (NCG) de Mahébourg et son ami, Myke Benoit Mathieu, 50 ans, ne sont pas revenus de leur voyage de pêche à Le Souffleur le mardi 18 février.

Selon Marie Paul Priscille, la mère de l'officier NCG, Jean Nicolas Boudeuse a laissé son vélo pour rejoindre son ami Mike, qui habite la prochaine route vers 16 heures. De là, Mike a pris sa moto et les deux amis ont quitté la maison pour arriver au Souffleur vers 18 heures, où ils ont l'habitude de plonger au «pik pwason».

Les deux amis, qui connaissent très bien la région, n'ont donné aucun signe de vie après ce voyage. Des soucis installés chez les deux familles. Mercredi, vers 7 heures du matin, la mère a réalisé que Jean Nicholas l'avait fait. pas atteindre la maison. Chez Corine Mathieu, la même inquiétude puisque son mari ne vient pas tard le matin. Même si parfois les deux amis rentrent chez eux un peu plus tard que prévu.

"Monn dabor kwar zot inn gagne enn panne motocyclet, saki finn deja ariver dan le passer." Mais quand l’aube est arrivée, elle a décidé d’appeler son neveu pour l’informer de l’absence de Mike.

Découverte glaçante

E. Mohabeer, le neveu de Myke, se rend alors sur la plage du Souffleur. C’est là qu’il fait une découverte glaçante : la moto de son oncle et ses effets personnels sont là. Il sillonne la plage mais aucun signe de leur présence. « Mo finn inform mo matante osi lapolis ki finn vinn sir plass », raconte E. Mohabeer.

Pour rappel, les sacs des deux amis ont été retrouvés sur un rocher par les enquêteurs de la police. Des officiers de la NCG, ainsi que l’Helicoter squadron de la police, se sont mis à la recherche des deux hommes. Des recherches vaines jusqu’à présent. Selon un sergent de la NCG qui dirige cette opération, il est très difficile dans la région d’effectuer des recherches rapides. « Il y a des courants, de fortes houles qui perturbent l’opération, sans oublier la présence de plusieurs caves où les corps pourraient être restés coincés », indique-t-il. Des plongeurs du GIPM ont également été déployés. Les recherches devaient être interrompues à la tombée de la nuit pour être reprise jeudi matin.