Traffic de drogue: Grégory Tron s'est vu refusé la liberté conditionnelle

L'affaire remonte en juillet 2019, mais continue de faire parler d'elle. Le dénommé Gregory Noël Timothee Tron avait été arrêté en juillet 2019, avec deux autres individus, pour tentative de prendre possession de Rs 6 millions de drogue, dans le cadre d’un exercice de livraison surveillée à Trianon. Ce jour-là, Fatoumata Souare, française d’origine guinéenne, entrait à Maurice avec une cargaison de Rs 6 M de drogue dans ses bagages.

Jean Benoit Rousseau, Noël Timothée Tron, Ratish Seesurun et Fatoumata Souare.

La femme fut interceptée après son arrivée à Maurice en provenance de l’aéroport Charles de Gaulle. Ses bagages furent passés au crible par des agents de la Customs Anti Narcotics Section. Ceux-ci mirent la main sur 9,57 grammes de cannabis et 2,85 grammes de haschisch. Les policiers découvrirent 2 kilos de cannabis dissimulé dans des leggings. Le tout fut estimé à Rs 6 M. Les membres de l’ADSU sont alors parvenus à interpeller trois hommes, dont Gregory Tron, venus s’emparer du colis de la ressortissante française.

La police a objecté à la demande de liberté conditionnelle présentée par l'avocat de Grégory Tron, Me Ashik Toorabally, car selon elle, le suspect ferait partie d’un réseau avec des contacts à l’étranger. La police en veut pour preuve les informations recueillies du téléphone portable du coiffeur.

La magistrate Bhamini Prayag-Rajcoomar a rejeté la demande de remise en liberté conditionnelle du coiffeur. Elle s'est basée sur la complexité de l’affaire pour expliquer son rejet de la demande de l'accusé. En effet, ce réseau opère sur l’axe Maurice-Paris et la magistrat compte ainsi attendre les conclusions de l’enquête de police et qu’une charge formelle soit logée contre le prévenu.

La magistrate a également pris en compte le fait que l’enquête policière n’a pas encore été bouclée ; celle-ci attendant incessamment un rapport d’Interpol et devant compléter l’analyse des relevés téléphoniques en connexion avec cette affaire.

D'autres éléments sont aussi mis en avant par la police pour valider cette objection. Ainsi, la police maintient que le prévenu avait résisté à son arrestation et qu'étant donné la quantité importante de drogue saisie, ce délit sérieux devrait être entretenue devant la cour d’Assises. Notons par ailleurs que les interrogatoires se poursuivent et que d’autres témoins potentiels pourraient être appelés. Autant d'éléments donc qui explique pourquoi la magistrate a tranché en faveur de la police.

Bhamini Prayag-Rajcoomar a ajouté que le laps de temps depuis l’arrestation reste raisonnable mais que la police devra s’activer pour loger l’accusation formelle dans un délai raisonnable, une fois l’enquête bouclée.– « in light of the direct evidence against the Applicant and the contacts that Applicant has in the drug business as apparent from the messages retrieved by the police from his phone, and the international ramification of the present case, especially in France, who can help him to travel abroad and take refuge outside our jurisdiction (…) », a souligné la magistrate pour conclure.

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