[Vidéo] Un père de famille souffrant d’épilepsie: le désespoir de la famille Coorban

La famille Coorban, avec trois jeunes enfants et un père épileptique, vit dans une misère abjecte. Elle lance un appel à l’aide à toute bonne âme qui voudrait bien lui apporter un soutien quelconque.

La famille Coorban.

La famille Coorban habite à Camp-de-Masque Pavé. Il y a Suhood Coorban, le père de famille âgé de 45 ans, et sa femme Nazima, 43 ans. De leur union sont nés trois enfants: Salmaan, 16 ans, Musqaan, 12 ans et Aniah, 11 ans.

Les Coorban habitent dans une petite maison en blocs de chaux et recouverte de feuilles de tôle, comportant une seule chambre, avec un petit coin servant de cuisine. Un autre coin est réservé pour les prières. Tous les cinq membres de la famille dorment dans cette chambre. L’ainé, Salmaan, 16 ans, dort séparément des autres membres de la famille, sur un matelas posé à même le sol. Pendant les grosses averses, la maison est inondée, et à ce moment-là, les Coorban ne savent plus à quel saint se vouer.

Suhood est un homme calme et toujours souriant. Il a l’air hagard et ne semble pas savoir ce qui se passe autour de lui. Il vient de se faire opérer car il a eu des kystes sur son corps. Sa femme Nazima nous explique qu’il est obligé d’avoir quelqu’un pour le soutenir dans sa vie. À n’importe quel moment, il peut avoir une crise d’épilepsie. À chaque fois qu’il prend une douche, Nazima doit lui demander de laisser la porte ouverte, pour qu’il n’ait pas de crise sous la douche. Nazima doit l’accompagner à l’hôpital pour ses traitements.

Suhood reçoit une pension d’invalidité de Rs 9000, tandis que les trois enfants bénéficient une somme de Rs 1 500 chacun auprès du ministère de la Sécurité sociale. À la fin du mois, il ne reste quasiment rien des Rs 13500 que la famille reçoit auprès du gouvernement, avec les achats des articles de première nécessité, les frais scolaires des trois enfants, et les autres dépenses quotidiennes. Cette aide est loin de suffire pour la famille.

Salmaan suit une formation en agronomie au MITD de Port-Louis. Nazima doit suer sang et eau pour trouver de l’argent pour pouvoir payer cette formation. Des fois, vu les retards de paiement de la pension d’invalide, elle n’arrive pas à s’acquitter des frais des cours et d’examens.

Nazima se rappelle douloureusement de certains épisodes, et lutte pour refouler ses larmes. Quelque temps de cela, la famille luttait désespérément pour que Salmaan puisse prendre part à un examen. Elle a pu avoir l’argent de la pension in extremis pour payer les frais de cet examen. Un autre jour, elle n’avait plus d’argent pour donner à son fils pour partir à l’école. Son fils avait alors répliqué,«Laisse li ma, si to pena cass.»

La benjamine, Aniah, est en grade 6. Elle prend des leçons particulières gratuites d’un enseignant, au courant de la situation des Coorban.

Chaque année, Nazima doit subir un calvaire devant le ‘Board’ médical de la Sécurité sociale, qui doit passer en revue le dossier de Suhood et approuver le renouvellement de sa pension d’invalidité pour l’année à venir.

Des fois, elle retourne bredouille à la maison en attendant que le ‘Board’ veuille bien donner son accord afin que son mari touche l’argent.«Il y a des fois où on a attendu trois mois avant de toucher cette pension», fustige Nazima.

Elle lance ainsi un appel aux bons samaritains de bien vouloir venir en aide à sa famille, afin qu’elles puisse sortir de la misère noire. Le rêve de cette mère de famille: construire une maison convenable pour sa famille. Elle est joignable sur le 5979-6382, pour tous ceux qui veulent apporter un quelconque soutien à sa famille.

Nazima refuse d’abandonner Suhood à son sort

Nazima effectue un retour dans le passé. Elle habitait la même localité que Suhood et elle avait reçu une demande en mariage de la part de la famille de ce dernier. Avant le mariage, elle ne savait pas que son mari souffrait d’épilepsie. La famille de Nazima n’était pas financièrement stable, et pensait que le mariage avec Suhood était un moyen pour que Nazima puisse mener une vie plus sécurisée. Le mariage entre Nazima et Suhood fut organisé dans un délai très court.

Quelques jours après le mariage, Nazima tomba des nues en découvrant que son mari ne travaillait pas en raison de ses crises d’épilepsie. Désemparée, elle ne savait trop quoi faire. Finalement, elle devait décider de rester aux côtés de son mari et de le soutenir.« Mone decide pu reste avec li… Mo ti oule support li acoz pas ti ena personne pu guete li», nous dit-elle en larmes.

Puis, avec le temps, les trois enfants sont venus au monde.

Source: Sunday Times

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